Lyon Pourquoi en partir ?

publié le 23/03/10


 
Cité d’histoire, de culture, de patrimoine, Lyon dévoile ses 2 000 ans d’histoire du haut de sa colline de Fourvière et affiche tout don dynamisme dans les artères et ruelles de son centre. Lyon, c’est une ville où il fait bon vivre et où finalement on se laisserait tenter à poser ses valises pour plus d’un week-end…

Chaque quartier de Lyon révèle une facette différente de sa personnalité qui ne peut que séduire le visiteur qui se faufile entre Saône et Rhône à la découverte d'un riche passé. « Lyon, exemple éminent d'établissement humain, représente un témoignage exceptionnel de la continuité de l'installation urbaine sur plus de deux millénaires » a déclaré très solennellement le Comite du Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Le quartier antique se situe sur la colline de Fourvière, lieu de rassemblement des Gaulois lors de leurs célèbres banquets. En 43 avant JC un ancien lieutenant de César, Munatius Plancus, y fonde la colonie de Lugdunum qui devient par la suite la Capitale des Gaules. C'est sur les ruines du forum qu'est édifié à partir du XIIème siècle un sanctuaire avec deux chapelles, l'une dédiée à la vierge, l'autre à St Thomas de Cantorbéry. Trois dates ont marqué l'histoire de ce site qui devient au XIVème siècle « la colline qui prie ». En 1643, suite à des épidémies de peste, la ville est placée sous la protection de Marie. Le 8 décembre 1852, l'inauguration de la Vierge en bronze doré sur le clocher de la petite chapelle est un grand événement à l'origine de la Fête des lumières : Dans la matinée, au son des cloches et des salves d'artillerie, clocher et statue recevaient la bénédiction solennelle des mains de l'Archevêque de Lyon. Le programme prévoyait l'illumination générale au cours de la soirée, mais la pluie incite les autorités religieuses à surseoir à la fête nocturne. Alors qu'au début de la soirée, le ciel s'éclaircit, la population lyonnaise aligne spontanément des milliers de lumignons sur les bords des balcons et fenêtres. Autre date importante pour ce quartier, le 8 octobre 1870. les lyonnais promettent d'édifier un nouveau sanctuaire si les Prussiens sont repoussés. Conçue par l'architecte Pierre Bossan , la nouvelle basilique est commencée en 1872 et consacrée en 1896.
Au pied de la colline se trouve le vieux Lyon, premier secteur sauvegardé en France en 1964. La rue St Jean est une des rues typique de ce quartier Renaissance. Au départ de la cathédrale St Jean, cette vois pavée regorge de boutiques indiennes qui laissent s'échapper des senteurs d'encens. Vous y découvrirez également le musée des Miniatures et des Décors de Cinéma. Notre coup de cœur, une boutique ancienne à la devanture en bois qui vend des plantes carnivores et qui rappelle le film La Petite boutique des Horreurs.

C'est ici qu'apparaissent au Moyen-Age les premières traboules (du latin trans-mabulare : passer à travers), ces couloirs d'immeubles qui permettent d'aller directement d'une rue à une autre en passant par les cours intérieures et qui ont aidé la résistance à semer l'ennemi lors de la seconde guerre mondiale (ces traboules sont également nombreuses dans le quartier de la Croix-Rousse). Sur les quais de la Saône, c'est un vrai plaisir que de musarder et de rentrer chez les bouquinistes du quartier.

Passé le pont Bonaparte, on retrouve l'agitation du centre ville, de ses commerces, de ses rues pittoresques aux multiples restaurants. De la place des Jacobins à celle de Bellecour avec la statue équestre de Louis XIV, la ville vous entraîne dans un enchaînement de petites rues et de grandes artères avec toujours une magnifique clarté qui illumine immeubles, hôtels particuliers et toute cette architecture soignée et préservée. Vers 18 heures, Lyon semble passer à un autre rythme, celui de la sortie des bureaux, des courses de début de soirée, de l'apéro en terrasse et des rues qui s'animent. Le théâtre des Célestins, l'opéra, les nombreux musées et salles de concert sont autant de témoins de la vie culturelle et nocturne qui donnent ce charme à la ville. Il faut plus d'un week-end pour découvrir tous ces lieux, cette ambiance à la fois familiale et estudiantine, en fait il faudrait y vivre.

Texte Sabrina Penaud
Photos Sabrina Penaud / Max Aievola

Office de tourisme du Grand Lyon
Place Bellecour - ouvert 7j/7 de 9h à 18h
Tél : 04 72 77 69 69
Lyon Resa, centrale de réservation en ligne sur le site : // www.lyon-france.com //  

Expo
Le musée d'Artc contemporain de Lyon présente depuis le 3 mars et jusqu'au 11 juillet la plus vaste rétrospective consacrée à l'œuvre de Ben Vautier, artiste majeur à l'univers extrêmement riche, mêlant humour et drame, à l'image de la vie qu'il fait entrer dans son art. Sur 3 000 m2, plus de 1 000 œuvres retracent 50 ans de création, des toutes premières productions à Nice aux plus récentes. Cette exposition monographique présente également des vidéos inédites et des œuvres créées tout spécialement pour l'occasion.

Nos coups de cœur
Pour manger

Le Café des Fédérations
Pour découvrir la cuisine traditionnelle des bouchons lyonnais, dans une ambiance familiale et décontractée. Entre 20 et 25 € le menu complet, adeptes des basses calories s'abstenir, dans un cadre alliant pierres dorées, voûtes et tonneaux. A deux pas de la place des terreaux.
Pensez à réserver 3 jours avant et en tout début de semaine pour le week-end.
Café des Fédérations, 8, 9, 10 rue du Major Martin, tél. 04 78 28 26 00
// www.lesfedeslyon.com //  

Pour dormir
Hôtel des Célestins**
C'est dans un ancien immeuble de la rue des Archers, entre les places Bellecour et des Jacobins que l'hôtel des Célestins vous propose des chambres confortables et calmes. L'ambiance y est originale et les prestations d'excellentes qualités. Le petit déjeuner est servi à partir de 7 heures et jusqu'à midi, de quoi s'offrir une matinée de repos.
Nuit à partir de 69 €, petit déjeuner 8,50 €
Hôtel des Célestins**, 4 rue des Archers, 69 002 Lyon, Tél. 04 72 56 08 98, // http://www.hoteldescelestins.com/ //